Penser la vieillesse
avec Simone de Beauvoir

Table ronde

19 mai 2022

14h à 17h

Maison de la littérature

40 rue Saint-Stanislas, Québec

GRATUIT

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Cette table ronde de philosophes avec Marie-Anne Casselot, Diane Lamoureux, Romane Marcotte et Laetitia Monteils-Lang, a pour objectif de nourrir les travaux féministes actuels sur la vulnérabilité par un retour sur la pensée de Simone de Beauvoir touchant l’âge, le vieillissement et la fragilité des corps.

Animateur

Donald A. Landes, professeur, faculté de philosophie, Université Laval

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Co-organisatrices

Myriam Coté – étudiante en philosphie, Université Laval
Cécile Gagnon – étudiante en philosophie, Université de Montréal
Adrielle Pelchat-Rochette – étudiante à la maitrise, Université Laval

RÉSUMÉ DE LA COMMUNICATION DE MARIE-ANNE CASSELOT

Titre : Confessions d’une milléniale gériatrique
 
Résumé: Comment penser la vieillesse lorsqu’on est entre deux âges ? Entre une expérience de la grossesse et une écoanxiété grandissante, je présenterai une communication sur les notions beauvoiriennes de situation et d’ambiguïté à partir de mes expériences personnelles. Comment entrevoir la vieillesse, cette futurité indépassable du corps et de l’existence, dans un monde en crise? Je confesse une posture d’ignorance et de naïveté au travers de mes expériences récentes de la grossesse et de la maternité, qui me font entrevoir ces états continus de la fatigue et du vieillir dans une société où les conditions du vieillissement sont peu reluisantes. Quelle perspective de milléniale gériatrique puis-je développer sur la vieillesse ? Est-ce un horizon de liberté existentielle ou bien de désespoir écologique ? À mon avis, l’ambiguïté colorera nos expériences de la vieillesse dans un monde où les crises sociales, politiques et écologiques se multiplieront. Redéfinir notre rapport à la vieillesse passera notamment par une compréhension de la perte individuelle de repères connectées à l’âge et des enjeux collectifs reliés à l’urgence climatique.
 
Notice biographique : Marie-Anne Casselot est doctorante en philosophie féministe à l’Université Laval et chargée de cours (UQAM, Université de Sherbrooke). Ses intérêts philosophiques portent sur la corporalité, la spatialité et les affects féministes provenant des perspectives féministes en phénoménologie existentielle. Sa thèse doctorale porte sur le déploiement spatial genré, ou comment les sujets incarnés prennent l’espace selon leur genre. Elle se spécialise aussi sur l’histoire des écoféminismes comme étant partie intégrante des mouvements féministes contemporains. Elle a co-dirigé le recueil écoféministe Faire partie du monde paru en 2017 aux Éditions du Remue-ménage.

Organisé par l’équipe du Symposium de philosophie féministe